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| UFP : Congrès sous haute tension Initialement prévues pour durer trois jours, du 31 mars au 2 avril, les assises du deuxième congrès de l’Union des Forces de Progrès (UFP) ont été prolongées de vingt quatre heures. Officiellement, les responsables de ce parti expliquent ce report par des raisons d’organisation. Au cours d’une conférence de presse organisée au siège du parti au lendemain de la clôture de ce congrès, Lô Gourmo que Échanges a interpellé sur cette question, en sa qualité de président du bureau du congrès, répondra que le calendrier a été bousculé en raison de la présence d’un grand nombre de congressistes, et de nombreux autres invités venus de l’étranger. « Ce n’est pas facile de gérer un ministre », ajoutera-t-il faisant allusion à la présence du ministre sénégalais Landing Savané par ailleurs leader du parti And-Jef et de l’ancien ministre sénégalais Saidou Sy Sall, représentant la LMDPT. Même si effectivement la gestion de toutes ces personnes à provoqué quelques couacs au bureau chargé de l’organisation, à elles seules ces fausses notes n’expliquent pas la lenteur observée dans les travaux des congressistes. De fait, les divergences de point de vue qui ont parfois éclaté au sein des commissions ont été difficilement aplanies. De la sorte des houleux débats s’en étaient suivis. L’une des pierres d’achoppement sur laquelle les congressistes ont mis beaucoup de temps, concerne la représentativité des femmes et des jeunes en particulier. Les représentants de ces deux catégories ont beau bataillé, les faucons du parti auront raison d’eux. Résultat : seules deux femmes auront droit de cité dans les nouvelles (et anciennes !) instances élues. Il s’agit de Kadiata Malick Diallo, élue 5ème vice présidente du bureau exécutif et de Oumoukelthoum mint Cheikh, élue membre du conseil national de l’UFP. Fait troublant : ces deux amazones sont repêchées chacune en dernière position dans l’instance où elle siège. Les responsables de l’UFP ont beau déclarer que miser sur ces deux segments est une option stratégique pour leur parti, il n’en demeure pas moins que peu de places leur ont été accordé. Lô Gormo a raison de dire au cours de la conférence de presse organisée au lendemain de la clôture du congrès que « c’est une honte ou du moins l’une des insatisfactions majeures de ce 2ème congrès ». Sur cette question, le président Mohamed ould Maouloud minimisera cette question en rappelant que dans le cas de Mme Kadiata Malick Diallo, celle-ci est montée en grade puisqu’elle occupe le rang de vice présidente, même si… Autre grief noté par les observateurs, le maintien des « mêmes visages » à la tête de la direction du parti. Même si l’organigramme du parti a légèrement été modifié avec la suppression du poste de secrétaire général, les hommes qui occupent les rennes du parti sont ceux là même qui dirige cette famille politique depuis les années soixante dix. Autant dire que ce congrès a laissé sur leur faim ceux qui aspirent à l’alternance au sein de leur formation politique. Coté jardin, ce conclave a tout de même eu l’avantage de permettre à tous les congressistes d’exprimer leur point de vue en toute liberté et parfois avec beaucoup de passion. Autre mérite, le congrès de l’UFP a été un bon ballon d’essai sur l’éventualité du dialogue et ses chances de succès. La présence remarquée des représentants des partis de l’opposition et de la majorité présidentielle en particulier celle du PRDS qui s’est fait représenter à un haut niveau- c’est une première- par la secrétaire d’Etat chargée des Technologies nouvelles Mme Betrigha mint Kaber et par monsieur Kaber ould Hamoudi, directeur de la communication et des relations extérieures au PRDS. Le mot que la représentante du PRDS a prononcé à l’occasion a été suivi par l’ensemble des représentants des partis de l’opposition dont aucun ne s’est retiré. Par ailleurs, en l’honneur de leurs invités venus de l’étranger, les responsables de l’UFP ont organisé un dîner qui fut l’occasion de convier autour de la même table des leaders politiques dont les points de vue sont divergents à l’image de Moctar ould Mohamed Moussa, du parti non reconnu Hamd, de Ahmed ould Sidi Baba du RDU, de Ahmed Ould Daddah du RFD et Mohamed ould Maouloud de l’UFP. Ces hommes n’ont sans doute pas parlé que de fromage…. Rassoul Ould Khal |
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