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Congrès UFP Priorité au dialogue Le deuxième congrès de l’Union des Forces du Progrès a démarré le jeudi 31 mars 2005 à la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott. Etaient invités à ce congrès MM. Landing Savané du parti And Diëff , ministre d’Etat sénégalais, Sanoussi Dabo du RPG, venu représenter le leader de l’opposition guinéenne Alpha Condé et Seydou Sy Sall, ex ministre d’Etat sénégalais du LDMPT du professeur Abdoulaye Batchily. Après la lecture de son rapport moral par le président de l’UFP Mohamed O. Maouloud, les leaders africains ont pris la parole à l’ouverture du Congrès pour exprimer leur soutien à l’UFP et l’encourager dans sa démarche dialoguiste. Ils ont tous mis l’accent sur l’importance du dialogue comme voie la mieux indiquée pour la résolution des divergences politiques. Pour Landing Savané, trente cinq ans de militantisme au cours desquels il a côtoyé les militants des forces politiques ont permis d’effectuer un chemin significatif incontestable. Rappelant que son parti avait unilatéralement boycotté le dialogue en 1988, lorsque le parti socialiste sénégalais alors au pouvoir avait invité l’opposition au compromis, le leader de And diëff déclare : « aujourd’hui, nous reconnaissons que nous nous étions trompés» puis il ajoute : « nous avons réussi à instaurer un climat de dialogue. » Quant à Seydou Sy Sall, venu représenter Abdoulaye Batchily, il a porté l’accent sur le caractère historique des liens entre le Sénégal et la Mauritanie, affirmant que ce sont les mêmes populations qui vivent de part et d’autre du fleuve Sénégal dont il dit d’ailleurs qu’il constitue un lien. Lui succédant, l’envoyé spécial d’Alpha Condé, leader guinée du RPG, M. Sanoussi Dabo dira que l’UFP comme le RPG sont tous les deux des partis de l’opposition qui prônent le dialogue. Ayant attiré l’attention sur le fait que le fleuve Sénégal, dont la mise en valeur réunit les seuls pays riverains, prend sa source en Guinée, M. Dabo se dit persuadé que l’UFP ne concevrait pas que son pays ne soit pas membre de l’OMVS. Soutenant que l’on devrait voir au-delà de la vision des Etats, Sanoussi Dabo cite Sékou Touré : « la vie d’un homme va de zéro à cent ans, celle d’un peuple de zéro à l’infini » pour dire combien il était impératif de se soucier, comme le fait à son avis l’UFP, de l’avenir commun des peuples. En plus de ces personnalités politiques africaines, étaient présents certains leaders de la scène politique nationale. Les partis de l’opposition avaient répondu à l’invitation de l’UFP. Il y avait également la représentante du parti au pouvoir en la personne de Betrigha Mint Kaber Secrétaire d’Etat aux Technologies Nouvelles. Elle a invité les congressistes à s’impliquer dans la lutte contre l’analphabétisme insufflée par le Président de la République. On peut se demander ce que l’UFP fera de cette invite. On notait par ailleurs la présence de Chbih Melainine du Front Populaire, du Docteur Horma du PCD, non reconnu, ainsi que de Ahmed O. Daddah du RFD. Parmi les absents à l’ouverture de ce congrès, Messaoud O. Boulkheir qui a envoyé un représentant. Celui-ci a, dans son intervention, abordé le problème de leurs militants arrêtés dans le cadre de l’affaire Jabhalla. Dans le rapport moral, O. Maouloud a énuméré plusieurs points des situations internationale nationale sur lesquels son parti a une lecture très profonde. Ainsi en ce qui concerne le phénomène de la globalisation et de ses enjeux, le leader de l’UFP a rappelé que les USA cherchent à s’arroger le monopole de la maîtrise et de la direction du monde, assurant que son parti « milite pour un monde multilatéral et la démocratisation des relations internationales. » Parlant de la situation en Mauritanie, il déclare que notre pays « dispose de suffisamment de ressources pour que notre peuple puisse vivre à l’abri du besoin. » Déplorant que malgré tout la grande majorité des populations vit dans la misère, en dessous du seuil absolu de pauvreté, Mohamed Maouloud affirme que cela s’explique par la mauvaise gestion des richesses nationales. Trouvant qu’elles demeurent « le monopole de certaines catégories sociales minoritaires qui les détournent, les dilapident et en privent la grande majorité de notre peuple. » On retiendra de l’ouverture de ce congrès la présence d’un représentant du PRDS. Ce qui visiblement plaide en la faveur du parti désormais centriste de la scène mauritanienne. L’intérêt des interventions de cette après midi a failli être compromis par le régisseur de la maison des jeunes qui, aux environs de 22 heures, est apparu très énervé au moment ou le traducteur restituait l’économie de certaines interventions. Menaçant de couper la sonorisation, il a haussé le ton sous le regard des invités pour accuser le congressistes de n’avoir pas respecté leur engagement. On aimerait bien savoir de quel genre d’engagement il s ‘agissait… CR de Kissima |
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